
Romain, quel est ton parcours ?
Je suis vidéaste, réalisateur & motion designer. J’avais un chemin tout tracé par ma famille : des études scientifiques, puis une école d’ingénieur. Ça ne me déplaisait pas tant que ça, mais entre-temps, j’ai découvert un monde si vaste, si créatif : la vidéo.
C’est vraiment YouTube qui m’a fait découvrir les vidéos en tout genre. Au début, c’était via les jeux vidéo, puis rapidement avec des courts-métrages, des publicités et des vidéastes qui montraient leur quotidien. Je me suis dit : c’est exactement ce que je veux faire.
J’avais déjà un peu d’expérience en montage, donc j’ai commencé comme ça, en testant tout ce que je pouvais. Puis j’ai rejoint une école de communication digitale, dans le cursus « Chef de projet digital », avec une option vidéo / motion design. J’y ai rapidement appris beaucoup sur le digital au sens large, mais aussi sur la vidéo : le matériel, les logiciels…
J’ai ensuite été pris en stage dans une équipe de communication, et là, c’est le début de nombreux projets concrets : interviews, montage, motion design. Je prends aussi progressivement en charge la partie matériel, avec des recommandations et des achats pour faire évoluer la qualité.
En parallèle (études + stage), je décide de lancer ma micro-entreprise et de débuter mes propres projets de A à Z.
Depuis 2019 à temps partiel, et depuis 2021 à temps plein, j’exerce ce métier passion de réalisateur & motion designer.
Pourquoi la vidéo ?
Pour moi, la vidéo, c’est l’art ultime. On y retrouve un peu tous les arts mélangés dans un seul format. C’est un médium très complet, avec deux grandes dimensions : le visuel et le son. Avec ces deux outils, on peut transmettre énormément d’émotions.
Je suis passionné de cinéma, et je me souviens des premières fois où j’ai regardé Interstellar ou Matrix. C’était dingue. Pour moi, ça dépassait tout. J’avais juste envie de tourner ce genre de scènes moi-même et de réussir à provoquer ce « waouh » chez les spectateurs.
Comment es-tu arrivé chez Mivy ?
J’ai rencontré Mélanie en mars 2024. Au départ, c’était pour un projet 100 % motion design : production de planches statiques en lien avec le script établi, puis animation complète pour présenter les points forts de la marque.
J’aime vraiment collaborer avec les équipes de Mivy. On a la possibilité d’amener notre patte créative sur les projets, et c’est très gratifiant. L’approche en équipe est performante : on est plus solides ensemble et on répartit efficacement la charge pour livrer les projets dans les temps.
Pour toi, qu’est-ce qu’une bonne vidéo en communication ?
Pour moi, une bonne vidéo, c’est l’esthétique qui attire et le sens qui fait qu’on reste jusqu’au bout. Pas uniquement une belle image pour une belle image, mais une intention forte, une histoire vraie.
Chaque plateforme a ses codes, et c’est important de les comprendre. Je ne propose pas un format de 10 minutes pour Instagram, qui privilégie généralement du contenu court et impactant.
La règle d’or du vidéaste ?
Ma règle d’or, c’est la cohérence avant la tendance. Je fais attention à chacun de mes choix, que ce soit dans le message ou dans le montage. Chaque seconde montrée doit avoir du sens et servir les objectifs du client. Je me pose toujours les mêmes questions : quel est le véritable besoin ? Qui va visionner la vidéo ? Et où ?
Ces éléments changent complètement mon approche, et je garde ces contraintes en tête tout au long du projet. Ce n’est qu’ensuite que je mets un point d’honneur à proposer les meilleures images : de belles compositions, une lumière soignée, etc.
Des sources d’inspiration ?
Je suis sans cesse en recherche d’inspiration. J’adore échanger avec mes collègues vidéastes pour parler des derniers effets, des tendances, de leurs idées…
Pendant un temps, YouTube m’a énormément nourri, avec des créateurs du monde entier qui partagent leurs réalisations. Aujourd’hui, on observe aussi un vrai essor de la créativité sur Instagram.
Je regarde partout : cinéma, séries, YouTube, réseaux sociaux, et même photographie (expositions, plateformes en ligne…).
Il m’arrive de me balader et de voir une composition se dessiner dans ma tête. Je me dis : « Si je me mets un peu en plongée, il y aurait un magnifique travelling à faire ici… ». Alors je prends la caméra et j’essaie. Parfois ça ne donne rien, parfois ça fonctionne. Et c’est comme ça que j’affine ma vision.
Et en dehors de la caméra, qui est Romain ?
Je suis assez hyperactif. J’aime faire des choses de mes mains et bouger dès que j’ai un peu de temps. VTT, course à pied… J’adore être dehors et repousser mes limites dans chaque pratique.
Et depuis un an et demi, je suis en mode « Bob le bricoleur » tous les week-ends ! Je rénove une vieille maison en pierre, donc je m’y mets sérieusement : plomberie, électricité, placo… Un vrai défi, mais un vrai régal.
