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Maëllie, ou l’art de relier la science, les mots et l’impact

Maëllie, on commence simple : comment passe-t-on des neurosciences à une agence de com’ en e-santé sans perdre la tête en route ?

Le chemin n’a pas été aussi direct.
Les neurosciences, c’est une thématique qui m’anime depuis de très nombreuses années. Assez rapidement pendant mes études, j’ai été intéressée par l’étude du cerveau humain. C’est pour ça que j’ai décidé de faire des neurosciences.

Malheureusement, l’application en recherche fondamentale, en France en tout cas, ne correspondait pas à ce que je souhaitais faire. De fil en aiguille, je suis donc passée par la recherche clinique, puis par la communication dans un domaine complètement hors de la santé.

Finalement, je me suis rendue compte que ce qui m’animait vraiment, c’était de pouvoir garder un pied dans le domaine de la santé tout en ayant la possibilité d’être plus créative que dans la recherche, qu’elle soit clinique ou fondamentale. Et c’est assez intuitivement qu’après ce parcours non linéaire, je me suis tournée vers la communication en santé, et plus spécifiquement vers la e-santé.

Ça me permet de conserver ce lien constant entre créativité et veille sur les dernières avancées médicales, les progrès dans le monde de la santé, et toutes les évolutions technologiques — qui sont assez impressionnantes et qui permettent d’accélérer les progrès en santé de façon spectaculaire.

maellie

Ta double casquette MBA + master en recherche clinique, c’est un peu ton super-pouvoir. Comment l’utilises-tu au quotidien, dans tes projets ?

Ce parcours hybride me permet aujourd’hui de créer un lien qui n’est pas toujours évident à faire : comprendre à la fois le domaine médical et celui de la communication.

Du point de vue médical, il me permet de maîtriser des terminologies parfois très techniques lorsqu’on ne vient pas de ce milieu. J’ai aussi le recul nécessaire pour comparer ce qui se faisait avant à ce qui se fait aujourd’hui, et pour comprendre concrètement les évolutions médicales et technologiques du secteur.

Ce parcours me permet également de mieux appréhender les contraintes spécifiques au domaine de la santé : un environnement très réglementé, souvent institutionnalisé, qui implique des exigences particulières en communication.

En parallèle, le MBA a élargi ma créativité et renforcé ma sensibilité à l’importance des mots. J’ai appris à mesurer leur portée, leur résonance selon les publics, et la manière dont ils peuvent être perçus. En santé, c’est essentiel : les mots utilisés en médecine ne sont pas toujours compréhensibles par tous, et savoir quand utiliser — ou non — le jargon médical est fondamental pour être réellement compris.

Tu as déjà la réputation d’avoir une plume redoutablement efficace : quel est ton secret ?

Je me nourris énormément de ce que les autres me transmettent. J’adore recueillir de l’information, que ce soit à travers des témoignages, des interviews ou des lectures, selon les besoins de rédaction. Tout ce que j’apprends me nourrit, et j’ai vraiment à cœur de le retranscrire de façon claire et fidèle pour que cela puisse informer d’autres personnes.

J’essaie toujours d’être claire et concise, sans jamais perdre d’informations importantes et fiables. Parce qu’en santé, c’est vraiment un enjeu central : trouver des informations à la fois fiables et compréhensibles.

Je passe souvent beaucoup de temps sur la rédaction pure, parce que je veux que les phrases soient bien formulées, claires et compréhensibles. Je veux que le rendu corresponde sincèrement à ce que j’ai entendu ou appris, et qu’il reflète exactement ce que je souhaite transmettre.

Donc je crois que c’est un juste équilibre entre mon intérêt réel pour les sujets traités et ma volonté de transmettre le plus clairement possible ce que j’ai compris et retenu.

Dans le métier de communicante, qu’est-ce que tu adores… et qu’est-ce que tu pourrais rayer de la carte sans le moindre regret ?

Ce que j’adore par-dessus tout, c’est apprendre.

Que ce soit à travers des interviews ciblées, la découverte d’une solution, d’un produit ou d’un projet, chaque mission est une occasion d’enrichir mes connaissances. J’ai toujours aimé apprendre : plus jeune, je disais déjà à ma mère que je pourrais faire des études toute ma vie.

Et je crois que pour bien communiquer, il faut bien comprendre les sujets que l’on traite, donc il faut s’informer. C’est vraiment cette partie qui me nourrit le plus : découvrir constamment de nouvelles choses et en apprendre toujours davantage sur les sujets autour de la santé et de l’IA en santé.

Ce que j’aime moins, je dirais peut-être la partie organisationnelle pure : gérer les plannings, les validations, les délais, coordonner de nombreux interlocuteurs. C’est indispensable, mais ça prend du temps.

Et puis, comme beaucoup, être assise devant un ordinateur toute la journée reste une contrainte classique du travail de bureau, plus qu’un véritable frein.

Quels conseils donnerais-tu à un communicant qui ne sait pas par où commencer ?

Oser.

Oser se lancer, même — et surtout — quand on a l’impression de ne pas être légitime. Je me souviens très bien de la première interview qu’on m’a confiée, avec des professionnels reconnus dans un centre hospitalier en France. J’avais un énorme syndrome de l’imposteur : peur de poser les mauvaises questions, d’avoir la mauvaise posture, de ne pas être à la hauteur.

Et pourtant, j’y suis allée. Parce que le sujet m’intéressait. Parce qu’on me faisait confiance.

Le retour a été très positif, et ça a été un vrai déclic. J’ai compris qu’en communication, il n’y a pas d’erreur insurmontable. Au pire, on retravaille, on ajuste — et c’est exactement comme ça que l’on progresse, même quand on est expérimenté.

Et pour finir : quel est le défi perso qui te motive pour les mois à venir chez Mivy ?

Ce qui est particulièrement enrichissant chez Mivy, c’est qu’on collabore avec des clients très accessibles, très impliqués, et sur des thématiques diversifiées et vraiment intéressantes.

Pour la suite de mon travail chez Mivy, je suis motivée avec l’idée de continuer à intégrer de nouveaux clients en accord avec nos valeurs et notre manière de travailler. C’est stimulant et ça appuie notre expertise. Sur un plan plus personnel, j’aimerais beaucoup que nous puissions collaborer avec un ou plusieurs clients développant des solutions ou des outils en lien avec le cerveau, et plus spécifiquement avec les maladies mentales ou les pathologies neurodégénératives. Ce serait pour moi un véritable défi que d’identifier ce type de partenaires potentiels, de les approcher et de les convaincre de collaborer avec nous.

Travailler avec Maëllie, c’est collaborer avec une communicante qui comprend les enjeux scientifiques, respecte les exigences du secteur santé, et sait transformer la complexité en messages clairs, humains et impactants.

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